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Mercedes CLK Cabriolet : Plaisirs partagés

Comme l'Audi, la Mercedes CLK permet de savourer les plaisirs du cabriolet... à quatre. Le nouveau modèle fait honneur à la tradition.


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La précédente version du cabriolet CLK, apparue en 1998, a constitué un véritable outil de conquête pour la marque. Sur les 115.000 véhicules vendus, plus de la moitié ont en effet été acquis par des acheteurs qui n'avaient jamais auparavant été propriétaires d'une Mercedes. C'est dire l'importance que revêt le nouveau CLK cabrio pour le constructeur de Stuttgart !

Vacances

Savez-vous ce que signifie USP ? Moi non plus, avant la lecture du dossier de presse ! Les Unique Selling Points sont les caractéristiques spécifiques à un nouveau produit, qui permettent à ce dernier de se démarquer de ses concurrents. Pour la CLK Cabriolet, il s'agit, selon ses concepteurs, de la gamme des motorisations, du volume de chargement, du confort sonore et des équipements exclusifs. Voyons cela...
Le contraire aurait été étonnant : le cabrio CLK a grandi ! Avec une longueur hors tout de 4.638 mm, il mesure 11,2 cm de plus qu'une Classe C et 18 cm de moins qu'une Classe E. Et par rapport à son prédécesseur, ce nouveau cabriolet gagne 71 mm en longueur, 18 mm en largeur et 42 mm en hauteur. Les gagnants sont évidemment les passagers arrière (+ 4,4 cm aux genoux, + 1,3 cm aux épaules et + 3 cm aux coudes), mais aussi le coffre, qui propose désormais 390 litres capote fermée (contre 350), et 276 litres capote repliée (contre 237 sur l'ancien modèle). C'est bien, mais n'espérez pas pour autant partir en vacances avec les bagages de quatre personnes, surtout si vous envisagez de rouler cheveux au vent durant le trajet !

Carrosserie hi-tech

Si ses dimensions sont plus généreuses que par le passé, le cabriolet CLK présente en revanche une silhouette plus fine que son prédécesseur. A l'intérieur, les fidèles de la marque à l'étoile (du moins dans ses modèles récents) ne seront pas dépaysés. Grâce aux multiples réglages du siège et du volant, chacun trouvera une position de conduite idéale alors que l'approche-ceinture automatique évite de devoir se contorsionner pour attraper la ceinture de sécurité. Les sièges offrent un excellent maintien latéral et l'assise, suffisamment longue, évite les crampes à ceux qui ont de grandes guibolles. Par contre, on regrettera l'implantation trop reculée du sélecteur de vitesse (qu'il soit manuel ou automatique), lequel ne tombe pas bien sous la main. A l'arrière, deux adultes (pas trois car il s'agit de deux emplacements individuels type baquet) peuvent prendre place sans problème. L'accès est en outre facilité par le système Easy Entry, particulièrement ingénieux.

Chacun sa CLK

Pour le moment, aucun diesel n'est au programme. Les CDI pourraient néanmoins faire leur apparition si la demande s'en fait sentir. La gamme essence se compose quant à elle de cinq moteurs allant de 4 à 8 cylindres et de 163 à 367 chevaux.
Le premier de la bande (CLK 200 Kompressor) est un quatre cylindres de 1.796cc dopé par un compresseur mécanique. Disposant d'un système de calage variable des soupapes, il annonce 163 chevaux, ce qui lui permet de passer de 0 à 100 km/h en 9,8 secondes et de pointer à 225 km/h tout en ne consommant que 8,8l/100km en moyenne.
Vient ensuite le V6 de 2.597 cc qui équipe la CLK 240. Les valeurs de puissance (170ch, 163 en Belgique ?) et de performances (0 à 100 km/h en 9,7 sec., 232 km/h) sont quasiment identiques, mais c'est un 6 cylindres...
C'est aussi le cas du 3.2 qui équipe la CLK 320 (tiens, ici l'appellation correspond à la cylindrée !) : 218 ch, 8,2 sec. et 241 km/h.
Avec la CLK 500, les choses sérieuses commencent. Un V8 de 5 litres développant plus de 300 chevaux, une vitesse maxi bridée à 250 km/h et à peine plus de 6 secondes pour atteindre 100 km/h.
De V8, il est également question sous le capot de la CLK 55 AMG. Grâce au compresseur et au savoir-faire du sorcier AMG, la puissance maxi s'établit à 367 chevaux (voir encadré).
En matière de transmission, les CLK 200 Kompressor et 240 sont proposés de série avec la boîte mécanique à six rapports. Pour les amateurs de conduite plus décontractée, Mercedes propose en option la boîte automatique à cinq rapports et commande par impulsions. Un nouveau commutateur offre en outre au conducteur la possibilité d'adapter les lois de passage (confort ou standard) à son style de conduite. Cette boîte fait partie de la dotation standard des versions CLK 320 et 500.

Sous le soleil

La première CLK Cabriolet essayée sous le soleil de la Méditerranée fut une CLK 240 à boîte manuelle. Histoire de tester la voiture dans toutes ses configurations, les premiers kilomètres furent effectués capote fermée. Le résultat est remarquable. Non seulement la qualité de finition donne réellement l'impression de disposer d'un toit en dur au-dessus de la tête, mais l'isolation phonique procurée par les multiples couches de toile est sidérante. On comprend mieux pourquoi Mercedes ne propose pas de hard-top. Capote ouverte, l'aérodynamique soignée de la voiture (Cx de 0,30) et le très efficace coupe-vent fixé au-dessus des sièges arrière protège la nuque de tout remous. Le six cylindres de base s'est quant à lui montré très en forme, à tel point que, malgré le surplus pondéral affiché par le cabriolet (+ 130 kilos par rapport au coupé !), j'avais réellement l'impression de disposer de plus de 170 chevaux sous le pied. Rien à redire non plus côté comportement routier, et cette remarque vaut pour l'ensemble de la gamme. Le compromis confort/tenue de route offert par les suspensions est idéal, la voiture ne prenant jamais de roulis excessif tout en se montrant très douce sur route dégradée. C'est également sur chaussée déformée que l'on se rend compte du travail effectué en matière de rigidité. Certes, un cabriolet n'atteindra jamais le niveau d'une berline ou d'un coupé, mais le confort vibratoire de cette CLK est étonnant, grâce notamment à l'amortisseur de vibrations logé dans la partie frontale de la caisse. Ce dernier est conçu et agencé de telle façon que sa masse rebondissante (8,9 kilos) puisse absorber les oscillations de la carrosserie, lesquelles seraient en son absence transmises au volant ou répercutées dans l'habitacle.
Finalement, la plus grosse déception vient de la boîte. Lente et caoutchouteuse, elle nuit quelque peu au plaisir de conduite, raison pour laquelle on ne saurait que conseiller aux acheteurs potentiels d'opter pour la transmission automatique. Essayée sur les modèles CLK 200 et 500, cette dernière se montre d'une onctuosité à toute épreuve, rendant les passages de rapports quasiment imperceptibles. Malheureusement, cette boîte auto se montre moins à son affaire en mode manuel à cause du "trou" entre les impulsions données au levier et le passage de rapport effectif. De plus, je ne comprends toujours pas pourquoi Mercedes s'obstine à faire fonctionner le levier de gauche à droite et de droite à gauche pour le passage des rapports.
Côté moteurs, n'attendez pas que le 5 litres vous donne des frissons dans le dos (pour ça, il faudra opter pour l'AMG). Malgré ses 306 chevaux, il se montre bien élevé. Un régal d'élasticité et de douceur. Quant au 1.8 compressé, il s'est montré nettement moins fringant que le petit V6, malgré des valeurs quasiment identiques. Reste qu'il s'agira de la motorisation la plus vendue, et qu'elle convient finalement très bien à la raison d'être du cabriolet CLK : se balader chevaux au vent, à quatre, dans un confort et un silence de fonctionnement remarquable.

Isolation totale

A l'heure où l'on ne parle plus que de toits rigides articulés, la CLK Cabriolet reste fidèle à la traditionnelle capote en tissu. Et aucun hard-top n'est disponible. Pourtant, l'habitacle bénéficie d'une isolation thermique optimale, qui permet d'utiliser la voiture en toute sérénité, même en plein hiver. Les techniques les plus modernes ont également permis de diminuer sensiblement le niveau sonore dans l'habitacle.
Pour actionner la capote, il suffit d'appuyer sur le commutateur situé sur la console centrale ou d'utiliser la télécommande intégrée à la clé. Le mécanisme hydraulique permet d'effectuer l'opération d'ouverture ou de fermeture en 20 secondes et peut être utilisé à l'arrêt et jusqu'à une vitesse de 8 km/h.

Conclusion

Bien construits, bien finis, bénéficiant des derniers développements en matière de technologie, les cabriolets CLK sont dans la lignée de la production Mercedes. Il ne leur manque peut-être que ce "petit quelque chose" qui forge le caractère et rend la voiture attachante. A moins d'opter pour la CLK 55 AMG, mais à quel prix !

55 AMG : chevaux en plein air !

367 chevaux dans un cabriolet ! La CLK 55 AMG découvrable hérite du même moteur que les classes E, M et SL. Un monstrueux V8 compressé doté de pistons forgés en aluminium (comme en F1), capable de propulser la caisse de 0 à 100 km/h en 5,4 secondes. Mais le tout était de savoir si le châssis allait suivre, notamment en matière de rigidité. La réponse est oui : le CLK cabrio s'est montré d'une efficacité redoutable tout au long de notre parcours, pourtant très exigeant, tracé dans les montagnes de Majorque. Mais le plus impressionnant se déguste avec les oreilles. Capote pliée dans le coffre, le 55 AMG distille un feulement sourd sur un filet de gaz pour rugir ensuite dans les tours. Le pied total ! Seul bémol : la boîte automatique Speedshift à commande par impulsions (au levier ou au volant), trop lente.

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