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Fiat Panda : Comme une 911 !

Elle devait s'appeler Gingo, mais Renault en a voulu autrement. De là à dire qu'elle aura une carrière aussi glorieuse que la Porsche 911 (qui s'appela 901 avant que Peugeot n'intervienne), il y a un pas ! Si elle pouvait déjà marcher sur les traces de sa devancière...


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Modularité... en option !
Trois moteurs
Dualogic
Bien amortie
Conclusion

Après une carrière longue de 23 ans au cours de laquelle elle s'est vendue à 4,5 millions d'exemplaires, la Panda telle qu'on la connaissait jusqu'à cette année est partie définitivement à la retraite (la ligne de production a cessé de tourner le 5 septembre dernier) pour laisser sa place à la "Nouvelle Panda". Une seconde génération qui a bien failli ne jamais voir le jour, du moins sous cette appellation. Car la nouvelle Panda, c'est avant tout une histoire de nom. Née "Gingo", la petite citadine a été rebaptisée Panda suite à l'agacement de Renault qui y voyait une trop grande similitude avec sa Twingo. Du coup, c'est en catastrophe, et alors que tous les plans marketing avaient été conçus autour de Gingo que Fiat a finalement opté pour Panda. Une décision par ailleurs fort judicieuse tant cette appellation semble ancrée dans le patrimoine génétique de la marque.
Mais ne vous y méprenez pas: même si elle s'appelle Panda, cette nouvelle Fiat se positionne différemment de sa devancière au sein de la gamme du constructeur italien. Bien que très compacte (3,54 m de long, 1,58 m de large et 1,54 m de haut), la nouvelle Panda prend place un cran au-dessus de la Seicento, notamment en termes de prix puisqu'elle est affichée à 1.000 euros de plus que cette dernière (2.000 euros de plus que l'ancienne Panda). Un écart qui se justifie pleinement par la conception nettement plus moderne de la nouvelle venue.
Extérieurement, pas de doute, c'est une Fiat. A la fois courte et haute, la Panda n'est disponible qu'en version cinq portes. Hayon parfaitement vertical entouré d'optiques s'étirant sur toute la hauteur, roues rejetées aux quatre coins de la carrosserie et face avant flanquée de deux optiques rectangulaires, la Panda affiche d'emblée un important capital sympathie. Mais ces traits somme toute classiques n'ont pas empêché les designers italiens de se "lâcher" quelque peu au niveau du profil, lequel présente un vitrage en arc au niveau des deux portes, prolongé par une ligne horizontale sur la vitre de custode. N'y aurait-il pas un peu d'inspiration Mégane là-dedans ?

Modularité... en option !

Dans l'habitacle, les tissus des sièges (jaune ou bleu ciel) sont vifs et de bonne qualité, ce qui n'est malheureusement pas le cas de tous les plastiques. Mais bon, dans cette gamme de prix, inutile de demander l'impossible. Par contre, je me demande toujours pourquoi les ingénieurs ont oublié de mettre une poignée de maintien au plafonnier côté passager ! Derrière le volant, les grands gabarits se sentiront à l'aise (du moins sur les versions équipées du réglage en hauteur du siège et du volant), ce qui est plutôt pas mal pour un véhicule de cette taille. Seule la console centrale, très proéminente, limite quelque peu l'espace aux genoux. Cette dernière constitue d'ailleurs l'une des principale caractéristique du poste de conduite puisque, outre le fait de regrouper un maximum de commandes à portée de main du conducteur, elle accueille également le levier de vitesse, comme dans une Renault Scénic. Très fier de cette nouveauté, Fiat entend rapprocher sa Panda d'un monospace en matière de position de conduite et de modularité. Pour ce qui est du premier point, d'accord, on est assis un peu plus haut que la moyenne. Mais pour le second, ils repasseront. La conférence de presse avait beau nous parler d'une banquette arrière coulissante aux dossiers inclinables individuellement, cette configuration n'est disponible qu'en option, et sur les modèles haut de gamme. Dommage, d'autant plus qu'avec la banquette fixe, il est impossible à un adulte de grande taille de prendre place à l'arrière. Mauvais point aussi pour l'assise qui n'est pas rabattable et qui rend impossible l'obtention d'une surface de chargement plane à l'arrière. Quant au coffre, d'une contenance de 206 litres (236 litres avec la banquette coulissée au maximum), il se montre facilement logeable, notamment en raison de l'utilisation d'une barre de torsion pour la suspension arrière qui évite de se retrouver avec des cloches d'amortisseur empiétant sur le volume utilisable.

Trois moteurs

Sous le petit capot de la Panda, on retrouve trois moteurs (d'autres motorisations plus puissantes arriveront par la suite: on parle notamment d'une version Abarth de 106 chevaux !), dont le fameux 1.3 JTD Multijet qui devrait représenter environ la moitié des ventes. Malheureusement, cette motorisation ne sera pas disponible avant le Salon de Bruxelles, courant janvier 2004.
La Panda d'entrée de gamme est équipée du moteur essence Fire 1.1 qui a largement fait ses preuves sur les anciens modèles de Panda et les Seicento. Développant 54 chevaux pour un couple maximal de 88 Nm à 2.750 tr/min, il privilégie l'économie d'utilisation. Ne consommant que 5,7l/100km en cycle mixte, il est destiné à ceux qui se cantonnent à un usage exclusivement urbain. Avec 60 chevaux, le Fire 1.2 se montre légèrement plus à l'aise en dehors de la ville, mais nous ne saurions que conseiller aux acheteurs potentiels de Panda de jeter leur dévolu sur le 1.3 JTD Multijet. Doté de quatre soupapes par cylindre, une injection directe par rampe commune de seconde génération et deux arbres à cames en tête, ce moteur est le plus petit diesel à quatre cylindres Common Rail disponible sur le marché, et c'est une indéniable réussite. Mesurant à peine 50 cm de long et 65 cm de haut (pour un poids de 130 kilos), ses 70 chevaux propulsent la Panda de 0 à 100 km/h en 13 secondes et lui autorisent une vitesse de pointe de 160 km/h. Tout cela pour une consommation mixte de 4,3l/100km. Coupleux (145 Nm dès 1.500 tr/min), remarquablement silencieux (ce qui est d'ailleurs le cas de toutes les versions de la Panda), ce moteur est aussi agréable qu'économique à utiliser. Conçu pour une durée de vie de 250.000 km, il n'exige aucune opération d'entretien de ses composants mécaniques (même pas la courroie de distribution) alors que les vidanges sont espacées de 30.000 km. Sans oublier que ce petit diesel répond aux normes d'émission Euro 4 sans avoir recours au filtre à particules.

Dualogic

Combinée à ces trois motorisations, la boîte mécanique à cinq rapports ne mérite aucun commentaire particulier, contrairement à la transmission Dualogic, qui sera couplée exclusivement au 1.2. Bizarre lorsqu'on sait que ce système est proposé au choix avec le 1.2 ou le 1.3 JTD Multijet sur la Punto. Grâce à une commande automatisée de l'embrayage et du levier de vitesse, la transmission Dualogic permet une utilisation full ou semi-automatique. La commande manuelle s'effectue via un levier situé sur le tunnel qu'il faut (malheureusement) pousser vers l'avant pour monter les rapports et tirer vers soi pour les descendre. La gestion automatique du système dispose de deux logiques de fonctionnement: normal et Economy. Dans tous les cas de figure, le logiciel analyse la position de la pédale d'accélérateur, le régime de rotation du moteur et la déclivité du parcours pour modifier en continu les points de changement des rapports. Remarquable ! Mais ce qui l'est encore davantage, c'est la réactivité du système en mode manuel (semi-automatique). Rares sont en effet les transmissions de ce type à se monter aussi rapides pour changer de rapport. Efficace en conduite dynamique et sécurisant lors des dépassements. Signalons enfin qu'un système baptisé "Hill Holder" (pour les versions équipées de l'ESP) assiste le conducteur lors des démarrages en côte en maintenant la pression des freins durant 1,5 seconde lorsque le pied droit se déplace sur l'accélérateur.

Bien amortie

Destinée avant tout à un usage urbain, la nouvelle Panda séduit d'emblée par ses qualités d'insonorisation. Il m'a rarement été permis de conduire des voitures de ce gabarit aussi silencieuses, et ce quelle que soit la motorisation choisie. Seconde bonne surprise, cette citadine italienne ne se montre jamais trépidante, même sur chaussée dégradée. Un résultat remarquable lorsqu'on sait que Fiat a délibérément opté pour une suspension arrière à barre de torsion.
Lorsqu'on la bouscule, la petite Panda se montre naturellement sous-vireuse, mais il est facilement possible de lui faire enrouler le train arrière en soulageant l'accélérateur. Ça, c'est juste pour le fun car il est peu probable que les futurs propriétaires de Panda se livrent à ce genre d'exercice ! Un mot enfin sur le freinage, confié à des disques à l'avant et des tambours à l'arrière. Selon les versions (et les options), on a droit à l'ABS, au répartiteur et à l'amplificateur de freinage ou encore au contrôle de stabilité ESP.

Conclusion

Plutôt mignonne, dynamique dans son comportement et remarquablement silencieuse, la nouvelle Panda ne joue plus dans la même catégorie que sa devancière. Grâce à la large palette d'équipements permettant de transformer cette citadine basique en véritable petit salon roulant, elle devrait ratisser large parmi le million et demi d'acheteurs potentiels en Europe !

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