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Attaquée par des voitures comme la 307 et la Mégane mais aussi et surtout par les nouveaux concepts que sont les monospaces compacts et les petits SUV, la Golf avait bien besoin de cette 5e génération pour résister. Avec quels arguments ?
Un design de ... Golf
En grandissant
Sécurité plus dynamique
Large palette de moteurs
Conclusion
Sacrés Allemands, ils sont tellement fiers de leur nouveau modèle qu'ils ont rebaptisé Wolfsburg, là où plus de 70 % des Golf ont été produites jusqu'à présent, en... "Golfsburg" ! Mais durant un seul mois seulement, le temps des essais dynamiques effectués par l'ensemble de la presse mondiale. Et toutes les plaques à l'entrée de la ville ont bien évidemment été modifiées ! De quoi faire comprendre que ce modèle constituant plus d'un tiers des ventes mondiales du constructeur (46 % en Europe !) représente une importance capitale dans la stratégie du numéro un allemand et par la même occasion se souvenir que près de 50.000 collaborateurs oeuvrent à la production de cette "icône" dans cette grande cité industrielle qui ne vit que pour VW. Et ça marche: même l'équipe de foot de Wolfsburg est enfin arrivée en Division 1 - la "Bundesliga" comme ils disent là bas. Et devinez le nom du sponsor principal...
| Un design de ... Golf |
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Cruel dilemme pour les designers ! Quelles formes adopter pour cette familiale compacte 3 ou 5 portes du nouveau millénaire devant compter avec une concurrence de plus en plus forte (près de 130 modèles alors que le segment de la première Golf née en janvier 1974 du crayon de Giugiaro ne totalisait qu'une dizaine de modèles concurrents) ? Il a fallu trancher: pas question de vouloir faire la révolution et déstabiliser ainsi une large couche d'acheteurs. VW a logiquement choisi une évolution en douceur, tout en permettant à cette Golf V d'être identifiable au premier coup d'oeil. Et là, pas question de se tromper: la nouvelle puise dans les gènes de ses aïeules tout son ADN: profil typique et indémodable et partie arrière vigoureuse soulignée par un petit spoiler du plus bel effet et caractérisée par un montant C toujours aussi épais, gênant quelque peu la visibilité trois quarts arrière. On reste en terrain connu: la signature a bel et bien été préservée. Mais les designers du centre de style VW ont cependant été priés de mettre un peu de courbes dans leurs lignes. D'où la présence de nouveaux projecteurs en amande, mais qui ne seront pas équipés de phares au xénon (du moins dans un premier temps) et de feux arrière rigoureusement ronds mais bien réussis. Tout comme le nouveau système d'ouverture du hayon: il faut désormais faire basculer l'insigne VW. Merci Seat !
| En grandissant |
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En un peu moins de trente ans, la Golf aura grandi de 50 cm tout en accusant un supplément de poids de plus de 350 kilos ! Ces deux valeurs donnent une idée de la progression ! VW n'hésite d'ailleurs pas à dire que ceux qui veulent une voiture équivalente à la première Golf peuvent désormais opter pour la Polo !
La Golf V repose sur une toute nouvelle plate-forme, déjà utilisée par la dernière Audi A3 et, en partie, par le monospace VW Touran. A part son nom, Golf V affiche cependant une autre caractéristique commune avec sa vénérable aïeule: la capacité du coffre, qui regrimpe à 350 litres, soit 20 litres de plus que le modèle précédent.
Pour le reste, cette familiale de la nouvelle génération bénéficie de cotes en progression: longueur de 4,20 mètres (5 cm de plus que la Golf IV), hanches bien larges de 1,75 mètre mais hauteur contenue à 148 cm, le tout reposant sur un empattement de 2.570 mm. Tout cela lui permet d'offrir une habitabilité en hausse. Pas tellement à l'avant, où elle s'avérait déjà assez généreuse, mais surtout à l'arrière, où les occupants auront davantage de place pour caser leurs jambes et leur tête, la garde au toit ayant également progressé de plus de 2 cm. Par contre, le malheureux qui voyagera à la place du milieu ne saura vraiment pas où mettre ses pieds !
Côté fonctionnalité, les dossiers des sièges arrière peuvent être rabattus de manière asymétrique. Celui du passager peut aussi devenir rabattable, en option.
L'habitacle de la Golf n'a jamais déclenché les passions: fonctionnel avant tout mais sans grande recherche. Sans doute "titillé" par la concurrence française, VW a fourni un sérieux effort qui s'avère payant: présentation de bon aloi, choix de matériaux de qualité et surtout présence de tons clairs. La finition se situe logiquement entre celle d'une Skoda et celle d'une Audi. VW est donc sur la bonne voie, d'autant que de nombreux petits détails pratiques font partie de la dotation de série. Comme des porte-canettes avant incluant un ouvre-bouteille, alors que les portières avant peuvent chacune accueillir une grande bouteille d'un litre ainsi qu'un atlas routier. Un porte-lunettes est même fixé sur la console de toit. Suivant les versions, VW a aussi prévu des tiroirs sous les sièges avant ainsi qu'une une boîte à gants réfrigérée. Côté dotation de série, le modèle d'entrée, baptisé Trendline, inclut déjà, du moins sur les versions allemandes, les rétros et vitres électriques à l'avant, le verrouillage central via une télécommande, les vitres teintées vertes et un volant réglable tant en hauteur (tout comme le siège conducteur) qu'en profondeur. De quoi autoriser une excellente position de conduite, même pour les plus grands gabarits. A noter que la gamme vendue en Belgique comprendra également les finitions bien connues Comfort et Sportline mais qu'il faudra encore un peu patienter afin de connaître avec précision leur dotation respective. Quant aux principales options: possibilité d'obtenir une climatisation entièrement automatique baptisée Climatronic, mais également d'installer un système de navigation avec grand écran recouvrant pratiquement toute l'Europe sur un seul DVD.
| Sécurité plus dynamique |
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Nouvelle voiture, nouvelle plate-forme ! Qui se caractérise notamment par des cotes en hausse mais surtout par la présence d'une toute nouvelle suspension arrière abandonnant l'essieu semi-rigide de torsion au profit d'un élément multibras déjà inauguré sur l'Audi A3. Du coup, VW en profite pour installer une direction électrique dont l'assistance varie en fonction de la vitesse, une solution qui permettrait par rapport à une assistance hydraulique d'économiser quelque 0,2l/100km: il n'y a pas de petit profit. Sur cette Golf V reposant sur des jantes acier ou alu de 15 pouces (16 avec le châssis sport), la sécurité active inclut bien évidemment l'ESP déconnectable associé aux assistants électroniques de freinage bien connus. Quant à la protection des occupants, pas moins de six airbags s'en chargent, tout comme 5 appuis-tête actifs - le central arrière étant surbaissé afin de ne pas trop gêner la rétrovision -, sans oublier 5 ceintures de sécurité automatiques avec rétracteurs à l'avant.
Sur la route, la Golf semble transfigurée. On ne la reconnaît plus tellement elle est dynamique, agile et sûre ! Le châssis sport manque en revanche à notre avis d'homogénéité, détériorant un peu trop le confort. Laissons-le pour la future GTI ! Le jour de l'essai, il pleuvait des cordes du côté de Golfsburg et les routes étaient particulièrement détrempées. Comme les meilleures, la Golf V restait pourtant bien plaquée au sol: plus autant de sous-virage chronique, alors que l'ESP entre discrètement en action dès que l'on force un peu trop la dose. De quoi prévenir gentiment le conducteur qu'il devrait lever le pied, tandis que dans les grandes courbes ou les enchaînements de lacets, la voiture vire toujours bien à plat. En outre, le feeling de la direction, très légère lors des manoeuvres mais suffisamment précise et consistante à haute vitesse, est excellent. De quoi venir jouer dans la cour des grandes et n'avoir plus aucun complexe à se mesurer aux meilleures réalisations, la tenue de cap ayant aussi bien progressé. Nous pensons bien évidemment aux Peugeot 307 et Renault Mégane, sans oublier la Ford Focus, dont elle s'inspire quelque peu au niveau du confort, malgré des sièges toujours aussi fermes mais qui soutiennent admirablement bien le corps.
| Large palette de moteurs |
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A terme, le client de la Golf V se verra proposer une palette de moteurs allant de 75 à 240 chevaux ! Mais dans un premier temps, celui de la commercialisation débutant à la mi-novembre, seules quatre motorisations feront partie du programme: deux essences, deux diesels. De quoi ne pas faire de jaloux ! Avec tout d'abord le 1.4 essence bien connu de 75 chevaux, ainsi que le 1.6 FSI, injection directe 115ch. Dans les mois à venir, un quatre cylindres 1.4 FSI 90ch (une révélation qui devrait très vite éclipser le 1.4 classique) viendra compléter la gamme, de même qu'un 1.600cc 102ch et le deux litres FSI 150ch. En diesel, place aux TDI, turbo à injection directe. Avec tout d'abord le 1.9 de 105 chevaux, chapeauté par le nouveau 2 litres 16 soupapes délivrant 136 chevaux et 320 Nm de couple. A terme, le 2 litres SDI (sans turbo, donc) de 75 chevaux fera aussi partie de la panoplie. Les groupes les plus puissants sont d'office accouplés à une boîte mécanique 6 vitesses (5 pour les autres), une solution automatique Tiptronic 6 rapports étant disponible avec les moteurs essence 1.6 et 2.0. Quant aux TDI, ils peuvent recevoir l'excellente boîte auto DSG 6 vitesses à double embrayage. Une véritable révélation, le binôme 1.9 TDI/boîte DSG constituant une remarquable combinaison, véritable coup de coeur de cette présentation ! Quant au TDI le plus puissant (136ch), il ne fait qu'une bouchée du 2.0 FSI 150ch qui, tout en étant très souple, se montre plus présent aussi dans l'habitacle et manque manifestement de couple dans les basses et moyennes rotations. Bon point pourtant pour le 1.4 FSI 90ch. Nous l'avons déjà dit mais nous le répétons: il constitue à nos yeux le véritable moteur d'entrée de gamme de cette Golf V qui, vers la fin 2004, devrait également se métamorphoser en GTI et en R32, avec le V6 de 240 chevaux. Sans oublier un 5 cylindres TDI de... 190 chevaux !
| Conclusion |
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Tout en restant classique dans son design, la Golf V demeure fidèle à ses racines. De quoi ravir les "Golfistes", qui vont découvrir une familiale compacte mieux finie, un rien plus habitable mais surtout plus dynamique dans son comportement routier. Reste à connaître les prix, qui seraient dans la lignée de la version précédente. Soit un peu moins de 16.000 euros pour la 3 portes Trendline 75ch. Un rien plus élevé que la concurrence.
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