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Les designers Chrysler n’ont pas peur de se
mouiller! Le cabrio PT Cruiser ne manque en tout cas pas d’allure.
Mais que vaut-il réellement?
Un van transformé en cabriolet
Plus coupleux que puissant
La version atmo
Conclusion
A la vue de ce cabrio pas comme les autres, on jurerait être revenu au
temps de la “Prohibition”. Al Capone, Elliot Ness et tous les
“Incorruptibles” l’auraient sans doute beaucoup aimé.
D’autant qu’une fois ouvert, ce cabrio permet de “dégainer”
très rapidement…
| Un van transformé en cabriolet |
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La démarche ne manque pas d’originalité: concevoir une
“convertible” à partir d’un… van! Le résultat
dépasse toutes le espérances. Quel look! On a pratiquement
conservé la partie avant jusqu’au montant A, tout en lui greffant
un compartiment arrière tout à fait spécifique. Les
dimensions sont pratiquement les mêmes, sauf la hauteur hors tout
inférieur de 6 bons cm. Mais ce qui marque, c’est tout d’abord
l’arceau de sécurité. Sans doute disgracieux aux yeux
de certains mais permettant de rigidifier sérieusement la caisse,
le supplément de poids par rapport au Van n’étant que
de 70 kilos! En outre, ce “Cruiser découvrable” propose
quatre véritables places, non pas pour des “culs-de-jatte”
mais bien pour des adultes. En outre, la contenance du coffre s’avère
assez intéressante: de 210 à 377 litres. Et il joue la carte
de la modularité, les sièges et dossiers arrière pouvant
être rabattus. Dommage qu’un tube servant lui aussi à
rigidifier la coque vienne traverser de part en part ce coffre, lui enlevant
un rien de “praticité”. Cela ne l’empêche
pourtant pas de transporter des objets assez longs, style skis ou planche
à voile.
Quant à la capote, Chrysler joue la carte du “classique”:
triple épaisseur en toile avec lunette arrière dégivrante
en verre, fermeture et ouverture électrique en dix petites secondes,
avec une poignée actionnant le verrouillage et le déverrouillage.
Un couvre-capote, en toile lui aussi, permet de la protéger. Une
fois en place, il donne à ce cabrio un air de “command car”
comme raffolait notamment le Général Patton à bord
de son… Dodge! Dommage cependant que dans tous les cas de figure,
la visibilité arrière ne soit pas exceptionnelle. En revanche,
beaucoup d’espace à l’intérieur, habitacle plutôt
accueillant, volant à quatre branches du genre rétro, couleurs
chatoyantes, bref, cela invite à la balade. D’autant que l’équipement
de série s’avère plutôt complet: sièges
en cuir, airco, radio CD, vitres électriques mais pas de commande
centralisée permettant de les actionner toutes les quatre en une
seule opération.
| Plus coupleux que puissant |
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Avec sa suspension un rien surbaissée et son pack GT incluant des
jantes alu spécifiques de 17 pouces, le cabrio turbo ne manque vraiment
pas d’allure. Le diesel 2.2 Mercedes n’est pas encore prévu
au programme mais le client peut opter pour un bloc essence atmosphérique,
le quatre cylindres 2,4 litres bien connu, fournissant 150 chevaux et 220
Nm de couple. Lorsqu’il est turbocompressé, ce même bloc
délivre 220 chevaux au régime bien sage de 5.100 tr/min, ainsi
que 332 Nm à 4.500 tr/min. La transmission aux roues avant est assurée
par une boîte manuelle 5 rapports.
Présenté en Espagne, ce cabrio américain fabriqué
au Mexique n’est pas du tout passé inaperçu. C’est
fou l’intérêt qu’il pouvait susciter, son design
original et rétro à la fois lui assurant d’emblée
un fameux capital sympathie. Nous n’avons pu essayer que le modèle
turbo, qui d’emblée révèle un moteur nettement
plus coupleux que puissant. On se demande d’ailleurs où restent
les 220 chevaux. Ils doivent faire la “siesta”! En revanche,
le couple plutôt généreux autorise une conduite vraiment
décontractée: presque tout se négocie en 5e sur un
filet de gaz. Et s’il faut doubler, un petit coup de 4e et ça
repart! Mais n’attendez pas de ce moteur qu’il adopte un comportement…
GT, l’appellation étant un rien usurpée. En revanche,
il permet de soutenir une bonne vitesse de croisière et de ne jamais
chômer en chemin, Chrysler ayant limité la vitesse de pointe
à 200 km/h (le rupteur intervenant un peu brutalement). Le passage
de 0 à 100 km/h s’effectue en moins de 8 secondes. Pas un mot
à propos de la consommation dans le dossier de presse. A mesurer
très rapidement!
Dès les premiers kilomètres, surprise et de taille, la caisse
est particulièrement rigide: l’arceau et les renforts jouent
leur rôle à la perfection. Bruits de roulement assez faibles…
ça démarre bien! Malgré un châssis assez ferme,
les suspensions semblent un peu “pomper” au passage d’obstacles.
De plus, en virages, ça se couche un peu. Mais rien de grave, le
comportement demeure serein, pour autant qu’on ne le pousse pas dans
ses derniers retranchements. Facile à manier, ce PT Cruiser se démarque
cependant par un diamètre de braquage de camion. En revanche, freinage
plutôt puissant et endurant, les quatre disques et l’ABS remplissant
correctement leur boulot. En version fermée, bravo pour l’insonorisation
et l’isolation acoustique qu’apporte la capote mais une fois
celle-ci ouverte, un filet coupe-vent ne serait pas superflu.
| La version atmo |
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Si nous nous sommes intéressés de près à la
version turbo du PT Cruiser Cabrio, c’est parce que nous n’avions
pas encore essayé ce moteur dans le Cruiser normal. Il est cependant
évident que la version atmosphérique sera plus vendue. Equipée
d’un 2,4 litres de 150 chevaux, elle se révèle agréable
également. Nous l’avons essayée en boîte auto,
malheureusement limitée à quatre rapports, dont le dernier
beaucoup trop long. Dommage car le moteur est souple et puissant. Nous avons
moins apprécié le comportement routier, plus souple que celui
de la Turbo. Le compromis est moins judicieux car le confort n’est
finalement pas meilleur, alors que la précision en virages s’en
ressent. Comptez environ 28.000 euros pour un modèle bien équipé.
| Conclusion |
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Avec cette dégaine qui lui va à ravir, PT Cruiser Cabrio
apporte un nouveau parfum d’Amérique. Ou plutôt du
Mexique, avec en prime cette saveur qui rappelle une bière locale
qu’on l’on déguste en société. Et ça
tombe bien car ce cabrio n’est pas égoïste!
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