HOME
NEWS
AUTO-ECOLES
GUIDE INFOS
SONDAGE
IMMOBILIER
CREDIT AUTO MOINS CHER
MOINS 32% SUR VOTRE ASSURANCE!
CONTACT & JOB
Infos publicit� : 02/652.00.20

Peugeot 407 2.0 HDI : Aguicheuse !

Véritable sculpture sur roues, la remplaçante de la 406 est-elle aussi réussie que sa ligne ?


Click to enlarge

Click to enlarge

Click to enlarge

Click to enlarge
Reflets
Overboost
Précise
Conclusion
Un segment en chute libre

"Il est beau, votre coupé italien m'sieur !" Non mon bonhomme, c'est une berline Peugeot ! La 407. Il faut dire que, même si elle est le fruit du bureau de design "maison", la 407 n'a pas grand-chose à envier au fabuleux coup de crayon qui a inspiré Pininfarina au moment de dessiner le coupé 406. Pourtant, cette 407 est bien une cinq portes (le coupé est attendu en 2005). Mais une cinq portes dont l'ambition n'est pas d'aller chasser sur les terres des berlines les plus spacieuses du segment. Chez Peugeot, on explique d'ailleurs, à juste titre, que les familles en quête d'espace se tournent plutôt vers les monovolumes. C'est aussi la raison pour laquelle la version break (SW) ne sera pas la reine du chargement mais privilégiera le design.
Yeux étirés sur les flancs, calandre surdimensionnée et ligne de toit tendue caractérisent l'allure de cette nouvelle Peugeot. Et force est de reconnaître que l'ensemble est très réussi. Plus imposante que sa devancière, la 407 ne donne pourtant pas l'impression d'être une "grosse" voiture.
En s'installant derrière le volant, la première chose qui frappe est la planche de bord dont la partie supérieure se prolonge très loin vers l'avant, un peu à la manière d'un monospace. Cette caractéristique implique naturellement l'utilisation d'un pare-brise de très grande dimension, dont l'inclinaison est supérieure à celle des berlines "traditionnelles". Principal atout de ce choix : une luminosité exceptionnelle dans l'habitacle. Revers de la médaille : une surchauffe de l'espace intérieur dès que le soleil pointe le bout de son nez. Heureusement, Peugeot a pensé à équiper toutes les 407 d'une climatisation automatique de série. Un système qui se singularise par sa capacité à tempérer les flux d'air frais (diffusion douce) de manière à ne pas importuner les occupants. Cela étant dit, on a quand même eu un peu chaud aux cuisses !

Reflets

Pour le reste, la position de conduite est de bonne facture, même si j'aurais personnellement aimé pouvoir m'asseoir un peu plus bas. Certains sièges essayés présentent également une partie supérieure du dossier qui a tendance à repousser les épaules vers l'avant, ce qui peut s'avérer désagréable à la longue. Rien de dramatique cependant puisque mes collègues (à la morphologie pourtant fort proche de la mienne) n'ont pas rencontré ce type de problème. Par contre, nous ne pouvons que vous conseiller de ne pas opter pour une planche de bord bicolore dans sa partie supérieure (sur certaines versions) en raison des reflets insupportables qu'elle occasionne dans le pare-brise. Mauvais point également pour la qualité et l'ajustement de certains plastiques (notamment dans le bas de la console centrale et sur le haut des contre-portes). Pas de quoi crier au scandale (BMW ne fait pas mieux avec sa X3), mais on attendait mieux de la part de Peugeot.
A l'avant, la largeur aux coudes a progressé de 6 cm par rapport à la 406. Même constat à l'arrière où l'habitabilité est suffisante, sans pour autant figurer parmi les meilleures du segment. Quant au coffre, il offre un volume de chargement de 407 litres, ce qui constitue une régression par rapport à celui de sa devancière (430 litres). Par contre, il est plus facilement logeable, et Peugeot a aménagé deux espaces supplémentaires de 9 et 12 litres.

Overboost

Les motorisations diesels devraient constituer 90% des ventes de 407 sur le marché belge. C'est donc tout naturellement que le choix de notre essai s'est porté sur le 2.0 HDI. Apparu récemment sous le capot des 307, ce moteur dispose d'un filtre à particules "intelligent" ne réclamant un entretien que tous les 120.000 km. Conforme à ce que l'on attend d'un diesel moderne, ce bloc développe 136 chevaux à 4.000 tr/min pour un couple maximum de 320 Nm à 2.000 tr/min. Développé en collaboration avec Ford, il dispose également d'une fonction "overboost" qui permet au couple d'atteindre momentanément 340 Nm lorsqu'on est en pleine charge moteur entre 1.750 et 3.200 tr/min.
Couplé à une excellente boîte six vitesses, ce moteur permet à la 407 d'atteindre 208 km/h en pointe et de passer de 0 à 100 km/h en 11 secondes. Mais au-delà des chiffres, c'est au niveau du comportement routier et du plaisir de conduite que Peugeot entend faire la différence. Joignant les actes à la parole, le constructeur nous avait concocté un parcours de 350 km souvent très exigeant pour les trains roulants en raison du mauvais état de la chaussée. Extrêmement rigide, le châssis de la 407 bénéficie d'un train avant inédit jusqu'ici, utilisant la technologie du double triangle à pivot découplé. Ça ne vous dit pas grand- chose ? Rassurez-vous, nous non plus. Retenez simplement que cette technique est issue de la compétition (405 Super Tourisme en France et 406 Super Tourisme en Allemagne), et qu'elle permet la séparation des fonctions de pompage (débattements verticaux) et de braquage au niveau du train avant, un peu comme sur une propulsion. Résultat : une tenue de cap de très haut niveau même sur routes bosselées et la suppression des remontées parasites dans la colonne de direction.

Précise

Et c'est vrai qu'elle s'inscrit bien en virage, cette 407. La direction (à assistance variable) est d'une précision diabolique, et l'on retrouve avec bonheur l'aspect ludique qui caractérisait le comportement routier de la 406. Seul petit bémol, les suspensions nous sont apparues légèrement trop souples en conduite dynamique, ce qui engendre quelques mouvements de pompage "à la limite". Mais ne vous méprenez pas, cette 407 procure un réel plaisir de conduite, d'autant que l'ESP (de série sur toutes les versions) se montre très discret et n'intervient que si vous "forcez vraiment la dose". Il est donc possible d'enrouler le train arrière au lever de pied tout en profitant de la précision du train avant pour inscrire la voiture dans la courbe. Par contre, le bouton de déconnexion de l'ESP est un leurre. Le système se rebranche automatiquement à partir de 50 km/h ! Nous n'avons rien contre l'ESP, bien au contraire. Mais pourquoi ne pas laisser faire les conducteurs désireux d'exploiter tout le potentiel de la voiture ? Un mot enfin sur le freinage, confié à quatre disques généreusement dimensionnés et bénéficiant de tous les attributs désormais classiques sur les voitures de cette catégorie : antiblocage, répartiteur et amplificateur. L'ensemble nous a laissé une excellente impression, tant au niveau de la sensation à la pédale qu'en ce qui concerne la puissance de décélération.

Conclusion

Avec ses yeux de félin et sa bouche grande ouverte, la dernière-née des lionnes semble prête à avaler la route. Et elle le fait avec beaucoup d'efficacité, transmettant un plaisir certain à son conducteur. Dommage qu'une série de petits détails vient ternir le tableau.

Un segment en chute libre
Même s'il reste primordial pour tout constructeur généraliste, le segment dans lequel évolue la 407 est en constante perte de vitesse. En Belgique et au grand-duché de Luxembourg, son "poids" spécifique est passé de 25% à 1994 à 14% en 2003. Dans le même laps de temps, la proportion de breaks est passée de 15 à 30%. C'est d'ailleurs en comptant sur son break (baptisé SW) que Peugeot entend vendre 15% de 407 en plus que la 406, qui était pourtant déjà un gros succès commercial.

Archives auto


Concessionnaire
"à la une"
Automatic Cars
>> Visite <<


Etes-vous pour ou contre le 120 sur l'autoroute ?
pour
contre


Voir le résultat des votes
maxipress©