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Mini Cooper S
Dévoreuse de virages !
On connaissait la bouille sympa et le comportement ludique de la Mini.
Les chevaux apportés par le compresseur de cette version S devraient
désormais contenter ceux qui regrettaient le manque de puissance
de la simple Cooper !
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Je n’avais pas encore goûté aux
charmes de la nouvelle Mini. Alors, quand le rédac’chef m’a
proposé d’aller l’essayer dans sa version la plus puissante,
je ne me suis pas fait prier !
Extérieurement, la S s’offre quelques appendices guerriers
comme la prise d’air au centre du capot alimentant le compresseur
en air frais, les deux ouïes latérales avec le S intégré,
le bouchon de réservoir chromé et les boucliers spécifiques.
A l’arrière, seuls un béquet discret et deux embouts
d’échappement chromés centrés au milieu du
bouclier arrière caractérisent la Cooper S. Sous son capot,
on retrouve le petit 4 cylindres de 1,6 litre, déjà vu à
l’avant de la One et de la simple Cooper. Grâce à un
compresseur mécanique et à un échangeur d’air
de suralimentation, il atteint 163 chevaux à 6.000 tr/min, soit
environ 100 ch/litre ! Le couple, lui, est de 210Nm à 4.000 tr/mn.
Des données prometteuses que nous étions avides de jauger
!
Portugais accéléré
Dès que l’on ouvre les portières, on remarque les
marchepieds en aluminium siglés ‘’Cooper S’’,
tandis que la planche de bord adopte le même matériau dit
brossé. Les traces laissées par la ‘’brosse’’
donnent l’impression que des doigts gras ont barbouillé le
tableau de bord. Les revêtements des portes, les tapis épais,
le volant gainé de cuir, le pommeau du levier de vitesse revêtu
de cuir et de chrome ainsi qu’un repose-pied en acier spécial
et les sièges plus enveloppants offrent au poste de pilotage une
ambiance cossue et sportive. On regrettera néanmoins l’emploi
de certains plastiques comme celui des commandes d’essuie-glace
ou encore l’absence de poignée au pavillon pour le passager
(because airbags).
Avant de démarrer le moteur, notons encore l’arrivée
d’une boîte de vitesses à six rapports. Contact. La
mélodie offerte par la ligne d’échappement a été
étudiée pour distiller un vrombissement vigoureux, signe
d’une cavalerie bien présente. Pour quitter la ville de Lisbonne,
nous empruntons des boulevards très encombrés puis une portion
d’autoroute. En ville, la direction assez virile et les pneus larges
de 16 pouces ne nous donnent pas envie d’entamer un créneau.
La citadine a définitivement fait place à la dévoreuse
de kilomètres ! Mais l’autoroute n’est pas non plus
son terrain de prédilection. Certes, la vitesse de pointe de la
Cooper S (218 km/h) est largement suffisante pour éveiller les
radars mais le bruit du moteur est vite lassant. Une sonorité que
l’on apprécie davantage lorsque les routes rétrécissent
et que l’on entame des portions courbées à souhait.
L’agilité et la maniabilité des modèles déjà
commercialisés est portée à son apogée. Le
centre de gravité abaissé, les voies larges et les porte-à-faux
réduits offrent un plaisir de conduite assez bluffant.
La Cooper S reçoit de série le train roulant Sport Plus,
caractérisé par un amortissement plus ferme et une barre
antiroulis renforcée sur chaque essieu. Enfin, la direction est
plus directe pour garantir un excellent retour de la part du train avant,
qualité plutôt rare sur les lourdes voitures actuelles, bardées
d’assistances diverses. Pourtant, la Mini la plus méchante
n’a pas radiné sur ce chapitre : l’ABS, le répartiteur
électronique de la force de freinage (EBD), le contrôle de
freinage en courbe (CBC) ainsi que l’antipatinage avec contrôle
de traction (ASC+T) font partie de la dotation de série. Seul le
contrôle dynamique de la stabilité (DSC) est disponible moyennant
supplément. Ce dernier équipait la voiture que nous avons
essayée et l’on peut dire qu’il est plutôt discret.
Par contre, le CBC nous a joué des tours lors de freinages appuyés
en courbe. Certes, il évite peut-être le pire au conducteur
inexpérimenté mais dans des conditions de conduite musclée,
il perturbe fortement les réactions de la petite bombe, allant
même parfois jusqu’à nous gratifier d’un sous-virage
plus que prononcé accompagné d’un flou plutôt
gênant.
Direction directe et précise, comportement de kartƒ mais qu’en
est-il de la boîte six ? Si l’étagement semble adapté
au caractère de la Cooper S, son maniement ne nous a pas convaincus.
En cause, un cinquième rapport trop éloigné, qui
nous a poussés plus d’une fois à remettre la trois
au lieu de passer la cinq. On est loin de la précision d’une
boîte BM. Mais des confrères plutôt sportifs se sont
montrés enchantés par cette boîte, nous laissant croire
à un cas isolé sur ‘’notre’’ exemplaire.
Benoît Lays
Il faudra vraiment se faire violence pour consommer
cette bombinette avec modération. Nous, on en redemande !
La Mini Cooper S en quelques chiffres
Structure : berline
4 places, 2 portes; ensemble motopropulseur transversal avant.
Moteur : 4 cylindres
en ligne bloc fonte, 16 soupapes, compresseur; 1.598cc; 163ch (120 kW)
à 6.000tr/min; 210Nm à 4.000tr/min.
Transmission : aux
roues avant ; boîte manuelle à 6 rapports.
Direction : à crémaillère,
avec assistance.
Freins : à 4 disques
ventilés ; ABS, EBD et CBC en série.
Suspensions : - avant
: Mc Pherson, bras triangulés sur berceau en alu, ressorts hélicoïdaux,
amortisseurs à gaz, barre stabilisatrice. - arrière : en U à bras combinés,
ressorts-amortisseurs en alu, barre stabilisatrice.
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