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Mercedes CLK Les traditions restent, les moteurs pas
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Deux mois quasiment jour pour jour après
l'essai de la nouvelle Classe E, Mercedes nous a conviés à
prendre en main son nouveau CLK.
Un coupé qui ressemble à cette berline classique (autant
dans ses dimensions qu'en matière de style), même s'il
est toujours basé sur la plate-forme de la Classe C.
Comme une impression de déjà vu ! Deux
mois après la Classe E, me voici à nouveau devant mon
ordinateur, pour vous parler d'une nouvelle Mercedes. Une grosse Mercedes,
classique, arborant le style typique de la marque. Comme la E, la nouvelle
CLK n'entend effectivement pas révolutionner l'image de "l'étoile",
et encore moins le monde de l'automobile. Il s'agit surtout d'améliorer
une fois de plus la prestigieuse lignée du coupé "moyen"
de Mercedes. Même si chez tout autre constructeur la CLK constituerait
indéniablement un haut de gamme, la présence d'une certaine
CL au sein de la famille Mercedes oblige en effet à parler de
"milieu de gamme" au sujet de cette nouveauté. Cela
nous fait d'ailleurs penser que Stuttgart compte désormais une
gamme vraiment complète de coupés puisque, outre cette
CLK et la CL, on y trouve la Classe C Sportcoupé mais aussi la
SLK et la SL, ces deux derniers étant officiellement des coupés,
même s'ils possèdent un toit escamotable.
Classique
Parmi tous ces coupés, le CLK apparaît
comme le plus classique. Un peu plus "fin" que le précédent,
il ne brille guère par son originalité. Sa face avant
ressemble à celle de toutes les nouvelles Mercedes, alors que
de derrière, il est difficile de la distinguer d'une Classe E,
voire d'une C. Le profil, enfin, est moins élégant que
celui d'une CL. Logique, me direz-vous !
Pourtant, le CLK a pris ses aises : +71 mm de long, +18 mm de large
et +42 mm de haut. Comme d'hab, c'est l'habitacle qui en profite, avec
des places arrière désormais utilisables par de grands
adultes, même si, avec mon mètre nonante, j'ai les cheveux
dans le plafond. Mais le plus étonnant est la place disponible
en longueur puisque j'ai réussi à m'asseoir à l'arrière
gauche en laissant le siège conducteur réglé pour
moi, volant tiré à fond. Pas mal pour un coupé
!
L'accès à ces (deux) places arrière pourrait cependant
être plus aisé, les sièges avant n'avançant
pas lorsqu'on rabat leur dossier. Dommage. Mais revenons aux places
avant, pour souligner la beauté un peu froide mais bien réelle
de l'ensemble. Les designers Mercedes ont créé un intérieur
très élégant, fait de jolies courbes, de matériaux
de qualité (notamment l'aluminium, assez présent mais
pas de manière trop voyante), dans une harmonie parfaite. De
plus, l'ergonomie est, comme d'habitude, idéale. Les commandes
situées sur le volant sont pratiques à utiliser et on
apprécie particulièrement le petit rappel du grand écran
central, au milieu du compteur de vitesse. Ce petit écran permet
d'avoir les informations qui intéressent le plus le conducteur
juste sous les yeux, avec la possibilité d'afficher d'autres
données sur la console centrale. BMW pourrait en prendre de la
graine, en ne s'obstinant pas à vouloir regrouper toutes les
infos sur le même écran, ce qui oblige à "zapper"
continuellement.
Cx de 0,28
L'augmentation des dimensions extérieures profite également
au coffre. Celui-ci affiche une contenance de 435 litres, grâce
aussi à la présence d'une bombe anticrevaison à
la place de la roue de secours. N'empêche, pour un coupé,
cette contenance est vraiment appréciable, d'autant plus que
l'on peut facilement agrandir le coffre en rabattant les dossiers
de sièges arrière, asymétriques.
D'une manière plus générale, Mercedes se vante
d'avoir obtenu un Cx de 0,28 et une résistance à la
torsion en hausse de 40% par rapport à l'ancien modèle.
Et cela malgré l'abandon du montant B, pour des raisons esthétiques.
De bon augure dans l'attente du cabrio, qui représente quand
même 50% des ventes de CLK en Belgique !
L'équipement est en hausse également. Mercedes annonce
2.800 euros de "gadgets" supplémentaires. Ceux-ci
vont des airbags de tête à l'allumage automatique des
phares, en passant par le capteur de pluie, la détection de
la morphologie du passager avant (pour un fonctionnement optimal de
l'airbag) ou encore les vitres électriques à l'arrière.
Mais le plus intéressant est l'approche-ceinture automatique
aux places avant. Vraiment pratique puisque évitant de devoir
se contorsionner mais le système pourrait présenter
les sangles un peu plus longtemps (il faut se dépêcher
pour les attraper !).
Avec tout cela, le prix de base est évidemment en légère
hausse : environ 1.400 euros de plus pour la 320, qui est le seul
modèle à conserver un moteur présent sur l'ancienne
CLK. Ah bon !?
Le plein de nouveautés
Ben oui, même si elle ne change pas de philosophie
ou de caractère par rapport à l'ancienne, la nouvelle
CLK reçoit en revanche de nombreuses nouveautés mécaniques.
La version de base, 200K, sera équipée du tout nouveau
4 cylindres 1.800cc à compresseur mécanique. Elle développera
163 chevaux à 5.500 tr/min et 240Nm à 3.500. Développera
!? Oui parce que ce modèle de base ne sera pas disponible tout
de suite. Il faudra sans doute attendre septembre. Mais ce n'est pas
plus mal parce qu'il ne nous est pas apparu totalement abouti lors
de notre essai. Souple, agréable, doté d'une belle sonorité,
il possède un défaut à nos yeux rédhibitoire
: il continue à accélérer une fraction de seconde
lorsqu'on lâche les gaz après avoir enfoncé la
pédale de droite à fond. Plutôt gênant !
Peut-être s'agissait-il d'un cas isolé mais même
si c'est le cas, cela prouve que cette mécanique n'est pas
encore 100% au point. Nous n'avons en revanche pas essayé sa
variante à injection directe (CGI) car elle ne sera pas importée
en Belgique avant un bon bout de temps. L'explication ? Ce moteur
CGI ne fonctionne qu'avec de l'essence sans soufre, encore trop rare
dans notre petit pays, victime de l'inefficacité de nos écolos,
sans doute les plus incompétents d'Europe !
Deuxième modèle de la gamme : la 240, équipée
du traditionnel V6 2,6 litres de la marque. Ni vraiment sportif ni
vraiment "coupleux", ce moteur mérite que l'on attende
que le 200K soit parfaitement au point. Il développe en effet
la même puissance : 163 chevaux, du moins en Belgique, pour
de stupides raisons fiscales (ailleurs, il a droit à 170 chevaux).
Cette 240 est vendue un peu moins de 40.000 euros TVAC. C'est cher
par rapport à la Peugeot 406 Coupé, et même par
rapport à la Volvo C70, sans doute sa principale rivale, en
attendant la BMW Série 6.
La 320 et son 3,2 litres V6 bien connu développant 218 chevaux
représentent sans doute le bon compromis, avant de passer à
la CLK 500, vraiment impayable (près de 60.000 euros TVAC).
Plus tard apparaîtra aussi une CLK 55 AMG, avec tout l'attirail
sportif traditionnel.
Ca risque de déménager !
Mais quoi qu'il en soit, la véritable innovation de cette nouvelle
CLK, c'est l'arrivée du moteur CDI. Même avec une seule
version (curieusement la 270, alors qu'on aurait pu s'attendre à
une 320), l'importateur belge estime que ce diesel devrait représenter
50% des ventes de CLK chez nous. La CLK 270 CDI ne sera toutefois
disponible qu'en janvier 2003. Mais nous avons déjà
eu l'occasion de l'essayer et elle est telle qu'on l'attendait : silencieuse,
parfaitement isolée en matière de vibrations et très
souple. Cela dit, quand on repasse ensuite dans une essence, on se
rend compte que l'on perd un peu en agrément "musical".
On entend en effet quand même qu'il s'agit d'un diesel, même
si ce sera certainement difficile à percevoir pour beaucoup
de passagers.
Boîte 6 manuelle ou boîte automatique 5 rapports ? Le
choix est offert jusqu'à la 240 (270 CDI comprise). Mais franchement,
on ne voit pas l'intérêt de devoir changer de vitesse
sur de telles voitures, qui se conduisent avant tout calmement. Leur
comportement routier, même s'il est irréprochable d'un
point de vue sécuritaire, ne pousse effectivement pas à
s'exciter. Vite d'accord, sportivement, non ! Le confort est quand
même un peu plus ferme que sur une Classe E. Mais c'est quand
vous voulez pour faire 1.500 kilomètres sans étape !
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