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Nissan Terrano
En 2001, Nissan est passé de la première
à la quatrième place du marché belge des 4 x 4.
Il était donc grand temps de réagir, avec notamment un
nouveau moteur 3 litres turbo diesel pour le Terrano.
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Curieusement, en bénéficiant d'un
léger «face-lift», le Terrano perd son label "II".
Son "nouveau" moteur 3 litres TD anime déjà
le Patrol GR : 154 chevaux à 3.600 tr/min et 304Nm à 1.600
tours. Mais les motoristes nippons revoient actuellement la technique
utilisée dans le Patrol, pour lui insuffler d'ici à
la fin de l'année un supplément d'énergie.
Ce moteur peut être associé à une boîte 5
manuelle ou à une transmission automatique à 4 rapports.
Avec cette dernière, le moteur gagne 39Nm par un «simple»
exercice électronique (l'intervention sur la gestion du
moteur, portant le couple à 343 Nm.
2.7 toujours
Le nouveau Terrano 3 litres
atteint 170 km/h, passe de 0 à 100 km/h en 13,3 secondes et ne
consomme que 8,8l/100km. Nissan garde l'offre 2.7, toutefois réduite
à la seule boîte manuelle. Pour une cylindrée à
peine inférieure, cette version accuse désormais un certain
handicap de performances (125ch à 3.600tr/min, 278Nm à
2.000, 155 km/h maxi et 9,8l/100 de moyenne). N'aurait-il pas été
psychologiquement plus judicieux de préférer le 2.5 du
pick-up (voir dans ces pages) ?
Le Terrano adopte quelques retouches bienvenues à la carrosserie
et à la technique.
Les suspensions ont été légèrement revues
(amortisseurs à gaz plus souples sous contraintes lentes par
exemple) mais ne modifient pas les comportements ni le confort.
Extérieurement, le Terrano reçoit un capot avant "gonflé",
qui permet de loger le moteur 3 litres et son volumineux radiateur d'alimentation,
avec une imposante prise d'air en son milieu.
La face avant et les boucliers sont redessinés. De même,
le tableau de bord, tant dans son dessin que pour son habillage. Le
volant est nouveau lui aussi, tout comme le dessin des sièges
avant, avec assise allongée de 25 mm et dossiers remodelés.
Nous y avons toutefois regretté un certain manque de soutien
latéral et fessier.
Cachés mais présents : les airbags frontaux et les deux
airbags tête/thorax. La tablette couvre-bagages est désormais
rigide (supportant jusqu'à 5 kg) et les vitres sont traitées
"Sekurisol" (anti-UV). ABS et EBD sont de service. Tout ceci
permet au Terrano de tracter jusqu'à 3 tonnes.
Deux modèles
L'opération de Nissan a des effets
étonnants. Avec 300cc seulement de supplément, le Terrano
gagne une toute nouvelle personnalité. Le puissant 3 litres TD
séduit en effet par son brio à bas et moyens régimes.
Sa conduite gagne en fluidité, acceptant - incitant même
- la paresse au levier de vitesse. Spectaculaires, les côtes avalées
sur le régime de ralenti sans le moindre appel à la pédale
des gaz et remarquable, le frein naturel du même moteur qui contrôle
de la même manière les pentes les plus fortes !
Nissan propose cependant deux modèles très différents
sous une même dénomination et avec le même moteur.
La version courte (3 portes) a un comportement routier nerveux, trop
stressé à notre goût. Sur chemins, les suspensions
accusent les dénivellations avec trop de violence, phénomène
naturel mais pas trop agréable des "empattements courts".
Tout autre est la version longue, 5 portes. Les techniciens prétendent
que le comportement doit ses attitudes différentes grâce
précisément à cet empattement long. Nous ne croyons
que très partiellement cette affirmation qui cache, selon nous,
d'autres réglages. Et ce ne serait que normal : la
5 portes a une vocation plus bourgeoise, plus familiale, donc plus routière
que la 3. Logique donc que les suspensions travaillent avec beaucoup
plus de mollesse, rappelant même ce qu'apprécient
les Américains.
Dans les deux cas, la progression routière est parfaite, se jouant
des soudaines sinuosités, avec le "plus" que constitue
le couple spectaculaire du moteur, qui facilite les dépassement
Conclusion
Nissan répond à Toyota et glisse le superbe
moteur 3 litres TD dans un Terrano légèrement retravaillé.
Le Toyota LC90 n'a qu'à bien se tenir!
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