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Hyundai Getz: L’alternative

Mais où s’arrêtera donc la gamme Hyundai ? Aux douze modèles disponibles actuellement au catalogue, le constructeur coréen ajoute une petite voiture polyvalente venant faire la liaison entre l’Atos et l’Accent. Une place qui vaut cher en termes de volume de vente, pour laquelle Hyundai a développé un véhicule très original...


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Entre L’Atos et l’Accent, il y avait une place vacante au sein de la gamme. Un trou qu’il était d’autant plus important de combler qu’il se situe au sein du segment des petites polyvalentes, lequel représente pas moins du quart de l’ensemble des ventes d’automobiles en Europe et dont la star est la Peugeot 206 ! Après avoir lancé successivement les monospaces Trajet et Matrix, Hyundai poursuit donc son offensive européenne en proposant la Getz, dont 80% de la production devrait trouver acquéreur sur le Vieux Continent.

Nouvelle plate-forme

Connue depuis quelques mois sous le nom de code TB (Think Basic), la Getz inaugure une toute nouvelle plate-forme qui devrait permettre de construire non seulement les Getz 3 et 5 portes, mais qui servira de base pour le développement d’autres modèles dans un avenir plus ou moins proche. Hyundai entend ainsi ramener de 27 à 7 le nombre des plates-formes utilisées dans le cadre de sa production mondiale.
En Europe, la Getz trouvera sur son chemin quelques autres stars incontournables comme les Renault Clio, Fiat Punto, Opel Corsa, VW Polo ou encore Ford Fiesta, sans oublier les outsiders comme les Toyota Yaris, Seat Ibiza, Skoda Fabia, Honda Jazz, ou encore la nouvelle Citroën C3. Bref, elle aura du boulot !
Côté design, rien de révolutionnaire mais l’ensemble est plutôt harmonieux, avec une ceinture de caisse assez haute procurant une impression de robustesse, et un pare-brise monté très en avant du véhicule dont l’inclinaison prolonge quasiment celle du capot pour conférer à la Getz de petits airs de monospace. Prévue pour circuler en ville, la Getz s’est entourée de bandes protectrices noires trop souvent absentes des véhicules de ce segment. En outre, le volumineux pare-chocs avant couleur carrosserie est capable d’absorber sans broncher des chocs jusqu’à 7 km/h.

Coffre, où es-tu ?

A l’arrière, le dessin des optiques s’harmonise plutôt bien avec le grand hayon de coffre présentant un angle d’ouverture avantageux de 95,5°. Par contre, le tableau se gâte une fois que l’on a ouvert ledit coffre. 312 litres, cela suffit pour aller faire les courses, mais pas pour entasser des bagages ! Heureusement, la modularité de la banquette arrière permet de dégager un plancher parfaitement plat offrant alors un volume de chargement de 977 litres.
Par contre, force est de reconnaître qu’en matière d’habitabilité, la Getz se débrouille plutôt bien. Malgré mon mètre nonante, j’ai pu caser mes jambes derrière le siège avant, lequel avait été préalablement réglé à ma taille. Chapeau ! Par contre, impossible de trouver une position de conduite satisfaisante, en raison notamment du débattement insuffisant des réglages de la colonne de direction. Quant au plastique de la planche de bord, il est d’une qualité assez médiocre, bien que l’assemblage des différents éléments soit correct.

Moteurs : pour tous les goûts

En Belgique, la palette des motorisations comporte trois moteurs essence multisoupapes à quatre cylindres et un bloc trois cylindres diesel à injection directe et common-rail. Connu sous le capot des Accent et Matrix, ce 1.5 CRDI développe 80 chevaux pour un couple maximum de 170 Nm à 2.000 tr/min. Il fera son apparition sur le marché belge début 2003, mais nous n’avons malheureusement pas pu l’essayer. Tout comme le 1.1 à 12 soupapes, qui est en réalité une évolution du 1.0 de l’Atos, et qui développe à présent 62 chevaux à 5.500 tr/min.
Nous avons débuté nos essais de la Getz en terres danoises au volant d’une 1.3 12V. A l’instar de son petit frère 1.1 12V, il dispose d’un seul arbre à cames en tête qui commande les trois soupapes par cylindre. Bloc en fonte et culasse en alu, ce 1.3 développe 82 chevaux à 5.500 tr/min, et un couple maxi de 116,7 Nm à 3.200 tr/min. C’est d’ailleurs à ce régime qu’il faut l’utiliser. Inutile de prendre des tours, il n’aime pas ça. Par contre, à mi-régime, il se montre plutôt volontaire et très élastique, ce qui en fait le compagnon idéal en usage quotidien.
Le haut de gamme, baptisé GT, hérite du 1.6 16V à double arbre à cames en tête. Avec lui, la partition est différente. Fort de 105 chevaux (soit autant que les premières Peugeot 205 GTI !), il emmène la Getz de 0 à 100 km/h en 9,6 secondes, ce qui risque d’en surprendre plus d’un tant la voiture est discrète extérieurement.
Ces motorisations sont accouplées à une boîte de vitesses mécanique à cinq rapports, mais une boîte automatique à quatre rapports est disponible sur la 1.3.

Le silence est d’or

En matière de comportement routier, il est difficile de tirer un bilan global tant les deux modèles essayés étaient radicalement différents. Pourtant, toutes deux (1.3 et 1.6) reposent sur une même architecture composée de jambes McPherson à l’avant (avec barre stabilisatrice) et un essieu arrière rigide possédant des propriétés de torsion. Malgré un réglage optimisé du pincement et du carrossage des roues annoncé par le constructeur, la 1.3 nous est apparue beaucoup trop sensible aux petites déclivités de la chaussée, nécessitant des ajustements incessants au niveau de la direction. Fatigant à la longue !
Par contre, au volant de la 1.6, ce phénomène avait complètement disparu, et la voiture s’est montrée parfaitement souveraine, à l’exception des freinages appuyés (la Getz est équipée de disques ventilés à l’avant et de tambours à l’arrière) où elle a une fâcheuse tendance à se mettre en crabe.
Mais là où la Getz fait vraiment la différence, c’est en matière de confort sonore et vibratoire. Les ingénieurs coréens ont en effet mis les bouchées doubles pour parvenir au meilleur niveau de ce qui se fait actuellement (Renault Clio, notamment), ce qui rend les longs trajets parfaitement envisageables. Il faudra vérifier ce qu’il en sera avec le 1.5 CRDI.
Prix : de 8.899 à 13.599 euros.

Conclusion

Le dynamisme du constructeur coréen Hyundai fait plaisir à voir. Silencieuse, bien motorisée et proposée à un prix attractif, la Getz constitue une alternative intéressante aux ténors du segment même si l’on aurait souhaité un compartiment à bagages un peu plus spacieux et des plastiques à l’aspect plus qualitatif.


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