Sur le marché belge, imposer une voiture trois volumes
dans le segment des Polo, Clio et autre 206 n’est pas chose aisée. Certains
constructeurs y ont purement et simplement renoncé, contrairement à Seat
qui joue sur la fibre sportivo-familiale pour se différencier.
Depuis 1994, qui dit Seat Ibiza dit Seat Cordoba.
La précédente version de la Polo latino fut en effet la
première à bénéficier d’une version
trois volumes. Mais contrairement à sa cousine de chez Volkswagen
qui se faisait appeler Polo Berline, Seat a pris le parti de donner
une appellation autonome à son Ibiza étirée.
Ne tournons pas autour du pot, l’intérêt essentiel
de cette nouvelle Seat se situe au niveau du compartiment à bagages.
C’est en effet là que la Cordoba peut envisager de séduire
les clients à la recherche d’un plus gros volume de chargement
(mais prêts à faire une croix sur le pratique hayon) ne
trouvant pas d’équivalent chez les autres constructeurs.
Le coffre, disions-nousÉ Il affiche fièrement une capacité
de 485 litres, soit 30 litres de mieux que le précédent
modèle qui constituait déjà une belle référence
dans le segment. Mieux : la Cordoba réussit le tour de force
d’offrir ce volume en proposant en série une roue de secours
de la même taille que celle d’origine, ce qui devient rare
sur le marché actuel.
Pour accéder au coffre, il suffit, comme c’est le cas sur
toutes les nouvelles Seat, de faire basculer le grand logo de la marque
situé au beau milieu de la partie arrière. Parfaitement
plat et facilement logeable, le compartiment à bagages souffre
tout de même de deux inconvénients majeurs : l’accès
est assez étroit en raison d’une découpe de carrosserie
faisant la part belle au design et le seuil de chargement est relativement
haut. En revanche, aucun mécanisme de fermeture (charnières,
pistonsÉ) ne vient entraver l’ouverture.
Naturellement plus longue qu’une Ibiza, la nouvelle Cordoba a
également grandi par rapport au précédent modèle
: la longueur a ainsi gagné 117 mm, la largeur 58 et la hauteur
17. L’empattement a lui aussi été allongé,
de 1,7 cm, ce qui se traduit par une nette amélioration des cotes
d’habitabilité. Pour vous donner une petite idée,
la distance entre le pédalier et le dossier du siège arrière
(baptisée " Mesure de confort ") est supérieure
de 56 mm à ce qu’offrait la précédente Cordoba.
L’espace disponible pour les jambes des passagers arrière
a augmenté de 32 mm alors que la garde au toit progresse de 13
mm. Enfin, pour en finir avec les chiffres, la largeur aux coudes a
également nettement progressé (24 mm à l’avant
et 23 à l’arrière). Bref, Cette nouvelle Cordoba
offre un maximum d’espace, que ce soit dans l’habitacle
ou dans le coffre.
Pour emmener famille et bagages, Seat a naturellement reconduit les
motorisations disponibles dans l’Ibiza. Il s’agit des deux
1.9 TDI injecteurs-pompe de 100 et 130 chevaux, du 1.9 SDI atmosphérique
de 64 chevaux, du 1.4 de 75 ou 100 chevaux et du 1.2 12V à trois
cylindres de 64 chevaux. Comme sur l’Ibiza, le TDI 130 chevaux
bénéficie d’une boîte six vitesses, alors
que la gamme des moteurs à essence est disponible en boîte
mécanique cinq rapports ou automatique quatre rapports. Sur la
route, les prestations de la Cordoba sont semblables à celles
des Ibiza identiquement motorisées. Le principe de "Châssis
Agile" (amortisseurs durs, ressorts souples et silent blocks repensés)
donne entière satisfaction, ce qui ravira les pères de
famille qui ne sont pas prêts à laisser de côté
le plaisir de conduite.
En matière de finition, la Cordoba sera disponible en deux versions
(Sport et Confort) offrant les mêmes équipements que l’Ibiza.
Un mot enfin sur la ligne que l’on doit toujours à Walter
da Silva. Plutôt homogène, elle ne recèle aucune
surprise. L’intégration de la malle arrière nous
semble cependant mieux réussie que sur le modèle précédent,
qui n’était, il est vrai, pas un modèle d’élégance.
Quant au prix, il n’est pas encore fixé pour le marché
belge, mais l’évolution sera la même entre l’ancienne
et la nouvelle Cordoba qu’entre la précédente et
l’actuelle version de l’Ibiza.