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Toyota vient dapporter quelques modifications
à ses deux modèles les plus sportifs. Loccasion de
les essayer sur circuit, pour une grande partie de plaisir !
Soucieux de soigner sa personnalité, Toyota joue
la carte du sport. Ses produits sportifs représentent aujourd'hui
une moyenne de 5% des ventes dans chaque gamme. Intéressant : la
tendance ne semblerait d'ailleurs pas varier sous les pressions économiques
et politiques actuelles, confirmation que dans le cur de tout homme
il y a un moteur qui sommeille !
T-Sport
Derrière le label "T-Sport" ou, chez
nous, "TS", se cachent des versions dynamiques des gammes populaires.
Yaris, Corolla et Celica offrent, sous ce sigle, les mécaniques
les plus performantes et des finitions spécifiques. Boucliers plus
enveloppants, ailerons, roues plus grandes, sièges semi-baquets,
petit volant et pommeau de levier de vitesse en cuir, instruments redessinés
C'est l'attirail visible des "TS".
Info : il nest pas impossible de voir bientôt la boîte
séquentielle à 6 rapports se glisser dans les Corolla et
Celica (192ch). Les dirigeants japonais attendent l'appel de la clientèle
pour passer à l'action.
Seul oubli dans les évolutions "sports" : les réservoirs
ont gardé la capacité des modèles plus sages, ce
qui entrave leur autonomie.
Les Toyota TS portent bien sûr fièrement leur label en bord
de hayon ou sur la face arrière, bien visible pour les autres automobilistes.
Face-lifts
Sans arborer le sigle TS, le roadster MR fait partie
de la même famille. Comme la Celica, le MR subit un intéressant
face-lift.
Il ne s'agit pas d'une refonte complète mais d'évolutions
bienvenues, insufflées par l'expérience acquise depuis 2000
(pour la Celica) et 1999 (MR).
S'il n'y a de fait pas de révolution, il est intéressant
de noter les efforts faits pour sécuriser - du moins dans l'esprit
des tendances actuelles - les utilisateurs de ces belles réalisations.
Aérodynamiques
Les ingénieurs ont rendu les boucliers avant et
arrière plus enveloppants. Les phares avant sont redessinés
et adoptent les techniques les plus récentes, les plus compactes
aussi. Les blocs lumineux arrière sont nouveaux.
Les roues sont plus grandes, permettant de loger des freins mieux dimensionnés.
L'électronique confirme ses rôles comme assistance à
la conduite, imaginant sans doute (à raison ?) que les conducteurs
modernes sont désormais incapables d'apprendre à maîtriser
leur voiture.
La Celica TS et la version à boîte séquentielle de
la MR sont désormais équipées du contrôle de
motricité, de stabilité, d'aide au freinage d'urgence...
Les ingénieurs japonais - guidés par leurs complices des
bureaux d'études européens basés à Bruxelles
- ont cependant eu la bonne idée de programmer ces assistances
en laissant aux systèmes un petit délai pour permettre au
conducteur d'intervenir lui-même s'il le souhaite ou s'il... en
est capable. On est ici loin des technologies aseptisées que beaucoup
proposent.
Le plaisir de conduire
Quelques kilomètres dans les faubourgs de Milan,
hélas handicapés par un trafic ultra-encombré, nous
ont permis de refaire connaissance avec un rare plaisir de conduire. Même
si celui-ci peut paraître déraisonnable, inapproprié
avec les considérations actuelles de l'automobile.
Avec en priorité la vigueur par paliers du moteur 1.8 VVTL-i développant,
grâce à la variation des levées des soupapes ainsi
qu'à son alimentation à conduits évolutifs, 192 chevaux
à 7.800 tr/min et 180 Nm à 6.800 tr/min. En prime, la mécanique
laisse éclater sa joie de vivre par un soudain gain de bruit, un
son sourd et chaud à chaque étage de puissance.
On en vient naturellement à traquer cet instant pour pousser le
régime à 6.000 tr/min, là où le moteur entre
dans une nouvelle transe.
Aussi enivrant (pardonnez-nous, sainte Isabelle !) dans la Corolla T-Sport
que dans la Celica, il mène cependant cette dernière avec
un peu plus d'efficacité, favorisé qu'il y est par une masse
moindre de 100 kg et une meilleure aérodynamique. A contrario,
le moteur 2ZZ-GE accepte merveilleusement bien les basses rotations et
les hésitations du trafic.
Dans les deux cas, la boîte à 6 rapports assiste bien le
moteur, mais souffre de l'imprécision de la commande (par câbles)
qui nécessite des mouvements quant à eux précis pour
mener le levier là où il doit se rendre.
Les deux versions TS offrent un même agrément routier, réussissant
le compromis d'efficacité et de confort.
Remarquons au passage - ce n'est pas une nouveauté, mais nous apprécions
- l'organisation intérieure de la Celica qui, malgré sa
vocation, offre un accueil parfait pour deux adultes, de quoi héberger
deux adultes supplémentaires pour quelques kilomètres, et
le coffre dont le volume généreux (365 litres !) se charge
sans souci des bagages dun couple pour leur périple alpin.
Le plaisir à l'état pur
Deux places, pas de coffre, moteur central arrière,
toit souple ultra-simple à escamoter ou hardtop plus confortable,
une aérodynamique permettant de rouler cheveux (rares dans notre
cas) au vent, c'est le roadster Toyota MR revisité comme nous le
décrivons plus haut.
Le moteur 1.8 VVT-i de 140 chevaux à 6.400 tr/min et 170 Nm à
4.200 tr/min semble de prime abord très paisible face aux 192 chevaux
des T-Sport. Cette pondération s'efface dès que le moteur
démarre et que le roadster s'ébroue.
Remarquablement rigide (ce qu'il était déjà), le
MR régale son équipage, qu'il évolue paisiblement
dans le trafic ou qu'il s'anime sur autoroute ou, mieux, sur itinéraires
sinueux. Les contre-forts des Alpes italiennes nous ont offert quelques
moments de délice. Mais oui, de délice !
Conclusion
Les Toyota T-Sport et MR ont tous les talents pour
assurer à chaque gamme sa bonne étoile. Fallait-il du courage
pour affronter les tendances populistes actuelles avec des modèles
à consonance dynamique ? Sans doute que non car dans l'esprit de
beaucoup dautomobilistes, il y a toujours un pilote qui sommeille
!
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