| Transactions entre particuliers |
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Des changements sont intervenus à la date du 1er juin 1993 dans
le système d'application de la TVA ou Taxe à l'Immatriculation
en ce qui concerne les ventes des véhicules d'occasion.
Dans le nouveau régime, le particulier qui achète un véhicule
d'occasion à un autre particulier n'est plus redevable d'aucune
TVA ou taxe à l'immatriculation, comme c'était le cas dans
le passé. Par particulier, on entend dans les textes, toute personne
physique non assujettie à la TVA.
L'ancienne taxe à l'immatriculation est toutefois remplacée
par une taxe de mise en circulation.
Cette taxe s'établit pour toutes les ventes de véhicules
d'occasion, suivant un barème dégressif pour les véhicules
ayant plus d'un an d'âge. Par âge, il faut comprendre une
période supérieure à 12 mois calculée de date
à date et non pas un changement d'année civile. Par exemple,
une voiture immatriculée le 31 juillet 1993, sera considérée
comme ayant plus d'un an le 1er août 1994 et non pas au 1er janvier
1994.
Pour les véhicules ayant moins d'un an, il faut savoir que ceux-ci
sont taxés au même niveau que les voitures neuves. Par ailleurs,
une base minimum de 61,50 € est toujours d'application même
pour les véhicules ayant plus de 15 ans d'âge.
Cette taxe de mise en circulation
ne doit jamais être payée au vendeur du véhicule (il
n'y a aucune exception à cette règle). L'acheteur recevra
en effet un avis de paiement de l'Administration des Contributions après
que l'enregistrement de la demande d'immatriculation a été
effectuée à la DIV (Direction de l'Immatriculation des Véhicules).
En fait, la seule démarche à effectuer par l'acheteur est
de faire viser par l'assureur de son choix, le formulaire rose d'immatriculation
qu'il aura reçu au moment de son achat. Ce formulaire est délivré
au vendeur après son passage au Contrôle Technique Officiel.
Il existe plusieurs cas où la TMC n'est pas applicable, notamment
en ce qui concerne les voitures personnelles des invalides et handicapés
ainsi que pour les ambulances.
Le délai de paiement est indiqué sur l'avis adressé
à l'assujetti par le Service des Impôts sur Véhicules.
Elle ne doit donc pas être payée au vendeur et aucune démarche
particulière ne doit être entreprise.
Exemple de facture entre particuliers
| Transactions avec des professionnels de l'automobile et autres assujettis |
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La nouvelle loi du 1er juin 1993 définit également les
règles applicables en matière de TVA lorsqu'un particulier
achète son véhicule à un professionnel de l'automobile
ou à un autre assujetti à la TVA (indépendant, entreprise,
société de leasing, société de location, etc.).
Nous noterons tout d'abord que la taxe de mise en circulation (TMC) est
également due comme dans le cas de transactions entre particuliers.
Cette TMC ne doit pas être payée au vendeur, mais comme précisé
ci-dessus, à la réception de l'avis de l'Administration
des Contributions. Les montants dus sont identiques à ceux qui
seraient à payer dans le cas de transactions entre particuliers.
Une TVA de 21% est toujours de mise comme par le passé, mais le
calcul du montant de cette TVA est différent selon l'origine du
véhicule proposé par le revendeur professionnel de l'automobile
ou autre assujetti.
La législation considère ici plusieurs cas d'espèce :
- Lorsque le véhicule a été initialement acheté
par le professionnel à un particulier non assujetti à
la TVA, la TVA de 21% applicable à la revente sera calculée
sur la marge bénéficiaire brute du professionnel et non
plus sur le prix total de la vente comme par le passé. Le revendeur
professionnel vous établira une facture indiquant un prix TVA
comprise.
- Lorsque le véhicule a été initialement acheté
par le revendeur à un autre assujetti à la TVA (indépendant,
entreprise, société de leasing ou de location, etc.),
la TVA de 21% applicable à la revente est due sur le montant
total de la transaction. La facture mentionnera également le
prix de vente TVA comprise.
- Le particulier qui achète directement un véhicule à
un assujetti à la TVA, sans passer par l'intermédiaire
d'un revendeur professionnel, paiera aussi une TVA calculée sur
le montant total de la transaction.
On comprendra que l'application de ce nouveau système introduit
des distorsions entre les prix de vente selon que la vente se réalise
par un particulier ou un vendeur professionnel ou selon son origine (particulier
ou assujetti à la TVA).
Ces petites différences sont toutefois généralement
compensées par le fait qu'un professionnel sérieux vous
livre un véhicule révisé et garanti au contraire
du particulier qui vous laisse le soin de la remise en état et
ne vous assure aucune garantie.
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